Rénover un bien immobilier: quels travaux entreprendre et à quel moment
Un bien immobilier est un investissement à long terme qui nécessite un entretien régulier pour conserver sa valeur. Nous t’indiquons quelles rénovations il est coutume d’entreprendre et à quel moment. Notre planificateur de rénovation t’aide à garder une vue d’ensemble et à planifier correctement les différents travaux.
Pourquoi il est important d’entretenir régulièrement un bien immobilier?
Un bien immobilier évolue au fil des ans: les intempéries, l’usure des matériaux et l’utilisation quotidienne font que les différents composants vieillissent à des rythmes différents. Alors que les joints en silicone doivent être remplacés et les peintures refaites après quelques années, les toits ou les fenêtres durent souvent plusieurs décennies.
Les travaux à entreprendre dépendent notamment du type de construction, des matériaux utilisés et de l’entretien réalisé jusqu’alors. Il existe néanmoins des valeurs indicatives qui permettent aux propriétaires de s’orienter.
Quelles rénovations sont généralement à l’ordre du jour?
Tous les éléments d’une maison n’ont pas la même durée de vie. L’aperçu suivant donne une idée du moment où il faut envisager différentes rénovations ou remises à neuf:
Quel budget faut-il prévoir chaque année pour l’entretien?
Bien que des rénovations majeures ne soient pas nécessaires chaque année, il est recommandé de se constituer une petite enveloppe assez tôt. En règle générale, de nombreux spécialistes recommandent de mettre de côté chaque année environ 1 % du prix d’achat ou de la valeur de l’assurance bâtiment pour l’entretien et les rénovations futures.
Pour les biens plus anciens ou ceux nécessitant de gros travaux de rénovation, il peut être judicieux de prévoir un budget plus élevé. Mettre régulièrement de l’argent de côté permet de ne pas devoir financer des investissements importants en une seule fois.
Quelles rénovations sont fiscalement déductibles?
D’un point de vue fiscal, toutes les rénovations ne sont pas traitées de la même manière. Ce qui est déterminant, c’est de savoir si une mesure a pour effet de préserver ou de valoriser un bien immobilier.
Les travaux de préservation visent à conserver l’état du bien immobilier. En font notamment partie:
- le ravalement de façade
- le remplacement de revêtements de sols usés
- la réparation d’un toit non étanche
- le remplacement d’une ancienne cuisine ou du chauffage
Ces frais d’entretien peuvent généralement être déduits du revenu imposable.
En revanche, les investissements destinés à valoriser le bien améliorent le niveau de construction ou augmentent la valeur immobilière. Il s’agit notamment des travaux suivants:
- la construction d’un jardin d’hiver
- l’aménagement des combles
- la création d’un balcon supplémentaire
- l’installation d’un équipement nettement plus haut de gamme
Ces dépenses ne sont généralement pas considérées comme des frais d’entretien déductibles.
Les rénovations énergétiques constituent encore une autre catégorie. Les investissements destinés à réaliser des économies d’énergie ou à protéger l’environnement, comme l’amélioration de l’isolation thermique ou le remplacement d’un ancien système de chauffage par un système plus efficace sur le plan énergétique, peuvent également être déductibles des impôts à certaines conditions Les travaux pris en compte dépendent notamment des dispositions cantonales.
Remarque importante
Le 28 septembre 2025, la votation sur la réforme de l’imposition de la propriété du logement a été acceptée: elle concerne notamment la valeur locative et les déductions fiscales. La mise en œuvre sera fixée par le Conseil fédéral après consultation des cantons – les informations de cet article se réfèrent au cadre juridique en vigueur, jusqu’à l’application de la réforme. Tu trouveras des informations détaillées auprès du Département fédéral des finances (DFF).
Quand faut-il privilégier la déduction forfaitaire ou les coûts effectifs?
Pour l’entretien de leur bien immobilier, les propriétaires ont généralement le choix entre une déduction forfaitaire et une déduction des frais d’entretien effectifs:
- Déduction forfaitaire: une déduction forfaitaire est invoquée à la place des frais d’entretien effectifs.
- Coûts effectifs: tous les frais d’entretien déductibles sont déclarés sur la base des factures effectivement réglées.
L’option la plus intéressante financièrement dépend des frais de l’année fiscale concernée. S’il s’agit de petits travaux d’entretien, la déduction forfaitaire est généralement suffisante. En revanche, si des rénovations importantes visant à préserver la valeur sont prévues, la déduction des coûts effectifs peut s’avérer plus avantageuse financièrement.
C’est pourquoi il est important de conserver soigneusement l’ensemble des factures et justificatifs.
Comment planifier de gros travaux afin que ce soit fiscalement avantageux?
Si des travaux d’entretien plus importants sont prévus, le moment de la réalisation peut également faire la différence: si tu réalises toutes ces rénovations au cours de la même année, tu bénéficies certes de déductions fiscales élevées, mais elles disparaissent l’année suivante.
Il est judicieux de répartir les gros travaux visant à préserver la valeur du bien immobilier sur deux années fiscales. Cela te permet de faire valoir les frais d’entretien pendant les deux années. L’intérêt de cette approche dépend toutefois de la situation des revenus, des investissements prévus et des réglementations fiscales cantonales. En cas de doute, mieux vaut demander conseil à un spécialiste fiscal.
Conclusion
Pour les propriétaires, il est judicieux de planifier l’entretien du bien immobilier à long terme. En effet, des investissements réguliers aident à éviter des dommages plus importants et à préserver la valeur du bien. Par ailleurs, il est également conseillé de considérer les rénovations d’un point de vue fiscal. Connaître la différence entre des travaux visant à préserver et à valoriser un bien immobilier, conserver toutes les pièces justificatives et planifier les grands projets à l’avance permet non seulement de mieux répartir les coûts, mais aussi, éventuellement, de réaliser des économies d’impôts.